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I L M S S U R L A M U S I Q U E
16 - 21 juillet 2012
Salle Einstein - 15h - Entrée libre
Salle Einstein - 15h - Entrée libre
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P R O G R A M M E |
Modérateur
: Olivier Bernard
«
Corps et ombres » telle est, dans l’été montpelliérain, la
thématique de la grande exposition que le Musée Fabre consacre au
Caravage et aux caravagesques latins. Il était tentant de proposer
en écho une programmation de films sur la musique en connivence avec
l’esprit de Caravage, marqué par de forts contrastes de lumières
et d’ombres, par une dramatisation cruelle, par le déséquilibre
figuré des âmes et des corps.
Tout
d’abord, des musiciens, instrumentistes et chanteurs, sont
représentés dans ses tableaux, notamment ceux des premières années
romaines, même si des amitiés du peintre, des rapports qu’il a
entretenus avec les musiciens de la Ville, nous ne possédons aucun
témoignage. Peut-être ces représentations sont-elles une
contribution personnelle du jeune artiste aux débats qui
traversent les esprits cultivés de son temps. Le sujet de la
peinture au XVIIe siècle, en Italie et bien sûr dans la Rome
baroque, est d’égaler musique et poésie (ut pictura poesis),
mais aussi de poser l’équation : la musique est peinture, la
peinture est musique (ut pictura musica).
Une
simultanéité exceptionnelle est illustrée dans le choix des films
proposés : à l’heure où Caravage opère un changement de
représentation radicale en peinture, Monteverdi, dans ces années,
bouleverse de la même façon les clés du langage musical. Peinture
de la réalité transfigurée grâce à l’art du contraste « ombre
et lumière » chez le premier ; exténuation de la tradition
madrigalesque qui annonce la naissance de l’opéra moderne pour le
second.
L’inquiétude,
le tourment qui traversent tout l’oeuvre de Caravage, il a été
tentant ensuite d’en trouver un reflet, une résonnance dans la
vocalité, cette capacité de la musique d’exprimer, par la voix de
l’âme, les nuances du vertige, du trouble, de la cruauté qui
traversent toute la tradition musicale occidentale : de Carlo
Gesualdo, figure éminemment baroque, à Georges Aperghis, à Maurice
Ohana, mais aussi aux grands jazzmen d’aujourd’hui.
Lundi
16 juillet
■ Gesualdo
- Mort à cinq voix
Un
film de Werner Herzog
Production
: Arezzo
1995,
60 mn
Rencontre-débat
en présence de Pierre Charvet
Mardi
17 juillet
■ The
Full Monteverdi
Un
film de John La Bouchardière
Production :
Polyphonic Films
2007,
60 mn
■ Combattimento
Un
film d’Anna-Celia Kendall,
mise
en scène originale d'après une mimo-cantate de Claudio Monteverdi.
Production
:
1979,
13 mn
Rencontre-débat
en présence d’Anna-Celia Kendall
Mercredi
18 juillet
■ Ogre
mangeant des jeunes femmes sous la lune
Un
film d’Anna-Celia Kendall,
mise
en scène originale d'après l'Opéra de Maurice Ohana
Production :
Ina
1990,
22 mn
■ Machinations
Un
film d'Anna-Celia Kendall adapté du spectacle musical de Georges
Aperghis
Production :
Idéale Audience
2012,
51 mn
Rencontre-débat
en présence d’Anna-Celia Kendall
Jeudi
19 juillet
■ Dietrich
Fischer-Dieskau, La Voix de l’Âme
Un
film de Bruno Monsaingeon
Production :
Idéale Audience
1991,
104 mn
Rencontre-débat
en présence de Bruno Monsaingeon
Vendredi
20 juillet
■ Let’s
get lost
Un
film de Bruce Weber
Production :
Little Bear Production
1988,
120 mn
Rencontre-débat
en présence de Xavier Prévost
Samedi
21 juillet
■ Thelonious
Monk – Straight, no chaser
Un
film de Charlotte Zwerin
1988,
90 mn
Rencontre-débat
en présence de Laurent Cugny
